(c)

( extrait d'une photo tirée de "Balma, deux mille ans d'histoire")

dimanche 16 octobre 2016

Le carrelage, c'est dépassé

Bon, ce jourdh'ui, je me fais ce qui reste du carrelage et des vagues de béton.
Et un,



et deux


et trois


Il y en a un qui n'est pas peu fier



C'est bien. Et maintenant Bricoleman, tu en fais quoi de tes 5 M3 de gravats ? Tu vas les mettre dans ton pot de yaourt ? En trente-douze voyages ?


C'est pas faux :-(

samedi 15 octobre 2016

Ruche

Aujourd'hui, ce ne sont pas moins de 3 artisans qui ont officié chez moi.

Le plombier a emporté les radiateurs


L'électricien une partie des murs...


... et des plafonds. J'aime bien le mode de perçage. Je n'aurais pas fait autrement :
KRR. Pas là, c'est une poutre.
KRR. Pas là, c'est une autre poutre.
KRR. Là, c'est bon, on est dans la brique.



Tiens, le peillarot a emporté l'évier. Je pensais qu'il était à la retraite pourtant. C'est chouette, moi, ça me débarrasse, toi, ça te fait plaisir. Tu me diras où tu vas le réinstaller que j'aille lui rendre visite de temps en temps.


Le maçon s'est fait les muscles sur les cloisons. Je trouve que mon entrée est plus conviviale. Je me demande si je ne vais pas la laisser comme ça.


Un goût de quoi, tu dis que j'ai ?

vendredi 14 octobre 2016

J'en vois partout

Ce soir, pas de chantier. Pour me délasser, je pars à mon atelier théâtre auquel je vais quand je n'ai pas rendez-vous sur le chantier avec un artisan.
Pas moyen de décrocher, j'en vois partout.
Du beau :

Du moins beau. (on dirait celui que je suis en train de casser)


Exercice d'improvisation, "jouez et exagérez un caractère choisi parmi vos proches"
J'ai choisi un décarreleur, macarel.

La curiosité étant trop forte, après l'atelier, je m'introduis nuitamment chez moi.
Ca avance : la hotte de la cuisine a sauté


Il y a une ouverture dans la salle à manger, faite par un demi de mêlée, probablement


J'en profite pour considérer le mode de construction familial façon 1959: une cloison de 5 plus 2 cm de crépi de chaque côté. C'est le mur qui tient le crépi ou l'inverse ? En tous cas, ça  ne risquait pas de s'effondrer.


Une chose est sûre, les artisans ont bien bossé chez moi aujourd'hui. Je sens que c'est moi qui vais être en retard.
Qui a dit "comme d'hab" ? Un petit four de moins à la crémaillère.

mardi 4 octobre 2016

Vaguement compétitif

(Merci Sempé)

Aujourd'hui, je commence mon chantier à 18h30 du matin. Ben oui, c'est fou ce qu'on peut perdre de temps dans la vie à aller au travail.
Il me tarde de voir si le burineur burine. Le voyant rouge est noir. C'est bizarre un voyant noir, c'est pas très voyant, je trouve. Bon, essai. Ouf, il burine ! C'était bien une surchauffe, J'ai été inquiet toute la journée : Et si j'avais démargué l'outil de travail d'un honnête artisan ? Si ça se trouve, cet engin a nourri ses enfants depuis des années. Qui je suis, moi, Bricoleman pour oser ôter le pain de la bouche de pauvres enfants sans défense?
Bon, pour l'instant, c'est du carrelage que je dois ôter. Ca avance bien et petit à petit, mon estomac se dénoue. Ce n'est pas la pizza de midi qui ne passait pas mais le burineur non burinant.

Encore 5 m² ôtés. C'est propre, non ?



Je suis arrêté par la nuit, les scrupules de faire du bruit à l'heure du 19-20 et le maçon qui se gare devant chez moi.
"Bonjour, maçon, vos intentions sont honnêtes ?
- Oui, qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
- Oh, rien, ce que vous déposez chez moi.
- Se sont mes outils pour demain.
- Hum..."


Curieusement, bien que nous soyons le 3 octobre, il semble que se soit le début de l'étai.


"Monsieur Bricoleman ?
- Oui
- Les vagues de béton qui tenaient les lambourdes...
- Et bien ?
- Et bien, il faut me les enlever, sinon la chape que je vais couler dessus, elle va se fendiller."

M'enfin, j'avais presque fini le bas avec mon marteau piqueur.
Voyons ça :
Tu vois ?


Tu ne vois rien, c'est normal. L'espace vide entre les deux vagues de béton artistique, c'est là où j'ai enlevé la vague intermédiaire. Ca part bien, mais c'est du boulot tout de même.
Tu me suis ou c'est vague ?
En tout cas, je me suis trouvé du travail pour ce weekend. C'est mon cousin qui va être content.


lundi 3 octobre 2016

Burineur-judo

Cette nuit, cauchemar. Je rêve de marteau piqueur et de carrelage récalcitrant. Je me réveille en sueur juste avant de faire une bêtise. Le carrelage ici ressemble bigrement au mien.



Ouf, j'ai failli me faire virer de la jolie maison où l'on m'offre l'hospitalité pendant les travaux. Pire, peut-être...
Avec une nuit aussi agitée, je ne suis pas le premier à arriver à la déchèterie. On se bouscule devant moi.


"Bonjour, merci de travailler un dimanche, vous nous êtes utile.
- Ah oui, je n'ai qu'un dimanche par mois en famille... Pour le bois, c'est la benne 5, les gravats, c'est la 12 en sortant."
Je jette mon carrelage et le contemple rêveur au fond de sa benne. Où vas tu aller maintenant, carrelage ? Tu n'as pourtant pas démérité. 60 ans de bons et loyaux services et voilà où je t'abandonne. Tu étais encore solide, j'en sais quelque chose. J'ai un peu honte.

L'employé me tire de ma rêverie :
" Ca vous intéresse ces bidon de peinture vides pour vos gravats ?
- Oui, merci beaucoup.
- Au revoir.
- Au revoir. Si ça se trouve, à tout à l'heure."

Je repars pensif vers la maison et me remets au carrelage. Pas de faiblesse, pas de quartier. A l'abordage mille sabords !
Je galère un peu sur les plinthes. Ce n'est pas que j'ai du mal à les enlever mais plutôt quelles viennent avec 1 cm de mur. Il va falloir reboucher. Tant pis, je marteaupiquette quand même en essayant de juguler leur enthousiasme à aller voir la déchetterie.
A midi, c'est fini. J'ai mérité mon repas : Pour me changer les idées, je choisis le pilpil de blé avec carreaux de chocolat.




Après le café, je me mets au plat de résistance. Deux jours que je tourne autour : C'est une partie carrelée avec du lino dessus. Pas moyen de décoller le lino par partie de plus d'un cm². Il y en a 8 m². A 3 minutes par cm², j'en ai pour 2 jours sans dormir et sans compter le temps de dépose du carrelage qui est dessous. Essayons autre chose. Au judo, il faut se servir de la force de l'adversaire pour le faire tomber. Puisque ce lino est si attaché à son carrelage, laissons-le adhérer et attaquons le carreau par dessous. Ca marche. En creusant des pointillés, ça vient même par plaque. Facile. Peut-être plus que le restant de la maison finalement. J'avais tort d'être inquiet. J'ai même inventé un nouveau sport. Comme l'appeler ? Marteau-piqueur-judo ? Pic-do ? Judo-pique ? J'hésite.


Sans y penser, à 16h, je me suis fait une longueur. Dans une heure, le bas est fini de décarreler. formidable. Je redouble d'efforts et... le marteau s'arrête. 
Il y a du courant, le ventilateur tourne, pas le piston. Bizarre.
Consultation du mode d'emploi sur mon confetti portable et jolabricole.net . Verdict sans appel : je travaille trop vite : "quand le burineur a chaud, il s'arête par sécurité et le voyant 'service' s'allume en rouge . Laisser refroidir".
Le voyant est bien rouge. Grr !

En attendant, l'hiver, je monte au galetas y déposer ma laine de verre. Tu n'as pas la berlue, lecteur, je vais bien l'enlever : elle gêne l'électricien et de toutes manières, Vintage-la-bricole l'avait posée à l'envers, pare-vapeur vers le haut, de sorte que depuis plusieurs décennies, cette laine de verre retient consciencieusement l'eau au plafond. J'en enlève 7 sacs de 100 litres, dont 5 empruntés à mon cousin de voisin, pas fâché pour deux sous. Il va m'en falloir au moins 25. Mon pot de yaourt a pas fini de faire des tours à la déchèterie.

Je suis au chômage technique. 25 sacs ? Bizarre, leur remplacement va me coûter 70 nouveaux sacs. Les anciens devaient être zippés.
Essai du burineur, puisque tel est son nom. Toujours trop chaud, toujours fâché tout rouge... Pourvu qu'il fasse froid cette nuit.

Tout ça pour gagner... combien au juste ? la hauteur d'un carreau sous la porte d'entrée qui est un peu basse. C'est à dire ...


Un centimètre, tout ce bazar pour un centimètre ! Mouaif. 

En repartant, un petit coup d'œil à la vigne vierge. 



"Tu es belle tu sais ?
- tu es gentil de me dire ça Olivier.
- ne crois pas ça, le carrelage m'avait à la bonne lui aussi."



samedi 1 octobre 2016

Une forme à tout casser

Ce matin, grande forme. J'arrive à la maison à 8h pétantes. Pétante est le mot. Je viens avec un artisan à qui je prête la main. J'amène ma bonne humeur, lui une masse, des burins, un marteau et un pied de biche.
Service du réveil. Mon artisan commence par le merlin. Salut cousin. J'espère que tu as bien dormi, parce que là, c'est mort. Jusqu'à présent, j'avais un cousin germain, maintenant, j'ai un cousin chafouin.
N'empêche que le parquet n'a pas fait un pli.


"C'était du résineux, ça n'a aucune valeur. En plus, à force de vivre sous un lino, les lambourdes étaient moisies." On a bien fait de casser, donc.
- Que pensez-vous de ce carrelage ?
- Faut voir, je vais chercher mon marteau piqueur."

Mon cousin doit être super content, lui aussi que mon artisan ait un marteau piqueur.

En tous cas, c'est vu :

"Bon, je dois y aller. Je vous laisse mon marteau piqueur ?
- Oui merci.
- Prenez le casque anti-bruit aussi.
- Vous en avez un pour mon cousin ?
- Je lui suggère plutôt la visite du pont Valentré
- Je vais transmettre.
- Au revoir
- Au revoir"

Bonjour, marteau piqueur, on va en découdre tous les trois. Toi, le carrelage et moi.
Pas mal :


Enfin, si, le carrelage a mal, un peu. Il n'est pas bien dans son assiette.


Je l'amène chez le médecin, avec ses potes les meubles de garage.


Et c'est encore mon pot de yaourt à l'orange qui est à la fête. Ca devient un habitude. Le jour où je cherche à le vendre il faudra que j'efface ce post.

"A vendre, pot de yaourt à l'orange, peu roulé : la maison-la déchetterie-la maison..."

18h. Je n'en peux plus. A demain, chantier.


Heu... "A demain, mon cousin ?"


jeudi 29 septembre 2016

Vide

Ma maison est vide.
Les placard sont vides, j'ai même démonté les étagères :


Il reste le compteur bleu qui a mon âge. Il sera remplacé par un Linky tout neuf, connecté à internet. Byebye Vintage. Comment ça ? Moi aussi ? Non : je ne suis pas bleu et je suis connecté à internet, je ne nécessite pas encore un remplacement.


La salle a manger paraît plus grande, je me demande si je vais y remettre des meubles. Une ou deux caisses Allibert pourraient faire l'affaire.


Je ne récupère pas non plus les luminaires chinois de l'époque Ming.


Ni la table Moob. Elle servira à poser des outils et des pots de peinture avant d'aller rejoindre le bahut-bureau assorti et de sinistre mémoire. La vengeance est un plat qui se mange deux fois.


Où j'ai bien pu mettre tout ça ? Ben, j'ai Aspiratout.


Je l'ai acheté à Mary Poppins.
Bonne affaire.